• Amandine YNNA

Les habiletés sociales, vous connaissez ?

Dernière mise à jour : 28 sept. 2021

J’ai eu la chance de participer à une formation animée par Mr LIRATNI autour de la notion de Groupe d’apprentissage à la communication et à la socialisation. D’ailleurs il a écrit un livre sous le même titre :

Cette formation très riche m’a donné envie de partager quelques éléments autour de cette notion. Et j’ai hâte de pouvoir poursuivre le travail lors des supervisions !

Pourquoi les personnes porteuses d’autisme auraient plus besoin de travailler les habiletés sociales ?

Pour répondre à un isolement ! Cet isolement il peut être choisi : la personne avec autisme ne comprend pas la nécessité de participer à des situations sociales. Elle évite les situations sociales qui sont source d’anxiété.

Mais cet isolement social peut être subi : l’environnement social ne comprend pas la personne porteuse d’autisme, il la marginalise ce qui entraine chez la personne de la tristesse, une baisse de l’estime de soi voire des phobies.


Mais concrètement c’est quoi une habileté sociale ?


  • Une compétence (sociale)

- Un savoir-faire (avec les autres, en société)

- Un savoir-être (avec les autres, en société)


  • Dans le cas de l’autisme, la compétence sociale est :

- Présente mais elle manque d’efficacité, de précision, de subtilité : il faut l’affuter ou

l’affiner

- Absente : elle doit être complètement enseignée


  • Une "liste pré-établie" de l’ensemble des comportements attendus par des pairs dans un contexte donné (une culture, un pays, une région, un lieu, une situation, …)


  • Ces comportements ont pour but d’être accepté par les pairs et d’éviter d’être isolé ou marginalisé (danger = notion de survie)


L ' objectif du travail autour des habiletés sociales est simple mais ambitieux !

  • Briser le cercle négatif de l’isolement

  • Engager la personne et son environnement dans un cercle positif


Mais concrètement comment peut-on faire ?

Plusieurs méthodes permettent de travailler les habiletés sociales :


La méthode TEACCH : elle a un déroulement prévisible voire identique des séances ; l’épuration sensorielle permet d’axer le travail sur la compétence.

Les aides visuelles (emploi du temps, pictogrammes sur les fiches théoriques, …) permettent d’augmenter les capacités de communication. Les parents sont partenaires : travaux à la maison, réunions de parents en début et en fin du programme.


Les TCC (Thérapie Cognitive et Comportementale) : c’est une méthodes d’alliance thérapeutique, de renforcement positif, la clarté des propos et de l’animation correspondent bien au public porteur d’autisme.

Il y a une part de psychoéducation (enseignement théorique, acquisition de connaissances sur la pathologie).

Le travail autour de l’analyse fonctionnelle = Emotions/Cognitions/ Comportements.

Actions sur les émotions = relaxation (anxiété), activation comportementale (dépression), …

Actions sur les cognitions : restructuration cognitive.


Mais finalement dans l’approche de Mr Liratni c’est l’approche ABA fonctionnel qui est privilégiée.

L’ABA Fonctionnelle (Approche Pyramidale de l’Education) est un système éducatif complet, simple à comprendre, qui a été créé pour développer et soutenir des environnements d’apprentissages efficaces.


Les principes fondamentaux :

Il faut déterminer une cible précise (Objectifs fonctionnels)

Un signal déterminé en amont (Plan de leçon)

Un apprentissage progressif avec chaînage (séquences) OU essai distinct (réponse courte) (Stratégies d’enseignement)

Un type et un niveau d’incitation adapté aux niveaux des personnes (Stratégies d’enseignement)

Un apprentissage sans échec (Correction d’erreur)

Une correction immédiate avec imitation du modèle (Correction d’erreur)

Une généralisation : contextes, personnes, ...


Voilà vous en savez un plus sur cette étrange notion que l’on entend un peu partout !

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